Notre méthodologie
La méthodologie
FeelBack Sport.
5 méthodes éprouvées en sciences du sport — Hooper, sRPE, ACWR, score composite 0-100 et Saw et al. — pour suivre tes athlètes sans les surcharger.
Pour FeelBack Sport
Les 5 méthodes qui font tourner FeelBack Sport
Hooper Index
Le thermomètre quotidien de l'athlète
Hooper & Mackinnon, Université du Queensland, 1995
Capture d'écran à venir
L'écran du check-in athlète (onglet Avant l'entraînement)
À quoi ça sert
Mesurer chaque jour, en 30 secondes, comment l'athlète encaisse l'entraînement. Avant que la fatigue chronique devienne blessure ou surentraînement.
Pour qui
L'athlète (qui se prend en main), l'entraîneur (qui adapte ses séances), le médecin du sport (qui suit l'évolution).
Comment ça marche dans FeelBack
Dans l'onglet « Avant l'entraînement » du check-in, l'athlète répond à cinq questions :
- 😊 Mon humeur du jour — 7 niveaux émotionnels (de « dégoûté » à « joyeux »)
- ⚡ Mon niveau d'énergie — 10% · 30% · 50% · 80% · 100%
- 💤 Qualité de mon sommeil cette nuit — 7 niveaux (de « très mauvais » à « excellent »)
- 🔥 Mon niveau de motivation — 5 niveaux ; utilisée comme indicateur inversé du stress
- 🫶 Ma forme physique aujourd'hui — ressenti corporel sur 7 niveaux
Chaque réponse est ramenée sur une échelle 1 à 7 puis additionnée. Score entre 5 et 35. Plus c'est bas, plus l'athlète tire la langue.
Note : le Hooper original (1995) utilise 4 composantes (sommeil, fatigue, stress, courbatures) pour un score 4-28. FeelBack étend à 5 composantes (5-35) en intégrant aussi l'humeur, signal complémentaire bien documenté.
Les seuils utilisés dans le calcul
Exemple terrain
Léa, gymnaste 16 ans, score Hooper de 28 toute la semaine. Lundi matin, elle plonge à 17. Le coach voit le signal et remplace les sauts par du gainage. Trois jours plus tard, son score remonte à 26. Sans cette mesure, elle aurait fait son entraînement habituel — et peut-être un tendon en miettes.
sRPE — Session Rate of Perceived Exertion
La charge d'entraînement à la main (et au mental)
Carl Foster, 2001
Capture d'écran à venir
L'écran de saisie post-séance avec RPE et durée
À quoi ça sert
Quantifier combien une séance a coûté à l'athlète. Sans GPS, sans cardio, sans capteur à 800 €.
Pour qui
Tous les coachs qui n'ont pas le budget d'une équipe pro. Et même ceux qui l'ont — parce que c'est ce qu'utilisent les staffs pros en complément du matos.
Comment ça marche
À la fin de la séance, l'athlète note la difficulté ressentie sur une échelle de 1 à 10. Voici les descriptions exactes qu'il voit dans son écran de saisie :
On multiplie par la durée en minutes pour obtenir la « charge de la séance » :
Ce nombre est ce qu'on appelle parfois des « UA » (Unités Arbitraires). Pas d'unité physique : c'est juste une valeur interne qui permet de comparer une séance à une autre, ou une semaine à une autre.
Une séance ressentie à 7 sur 60 min = charge de 420.
Une séance ressentie à 3 sur 90 min = charge de 270.
Pourquoi c'est génial
Ça mesure l'effort RÉEL, pas l'effort prévu. Si l'athlète a mal dormi et que sa séance facile lui a coûté cher, le sRPE le capte. Aucun GPS ne le ferait.
Exemple terrain
Le coach prévoit une séance "récupération active" à 3/10. Trois athlètes notent 3, deux notent 6. Les deux qui ont noté 6 sont déjà sur la pente raide — sans sRPE, le coach n'aurait jamais su.
ACWR — Acute:Chronic Workload Ratio
Éviter "trop, trop vite, trop tôt"
Tim Gabbett, 2016
Capture d'écran à venir
Le ratio ACWR et sa bande de risque par athlète (vue Trainer)
À quoi ça sert
Repérer le moment où l'athlète bascule en zone de risque de blessure. C'est l'indicateur de prévention le plus solide de la dernière décennie.
Pour qui
Les coachs et préparateurs physiques qui planifient des semaines de charge.
Comment ça marche
On compare deux périodes :
- Charge aiguë = somme des « charges de séance » des 7 derniers jours (ce que tu fais MAINTENANT)
- Charge chronique = moyenne hebdomadaire des 4 dernières semaines (ce que ton corps est HABITUÉ à encaisser)
Les zones
La métaphore qui parle
Tu n'as pas couru depuis un mois. Tu reprends en faisant 10 km lundi. Le mardi, tendinite. ACWR aurait dit "ratio à 5, danger absolu" avant que tu lances tes baskets.
Exemple terrain
Hugo, gymnaste, ACWR à 2,3 pendant trois jours d'affilée. L'entraîneur lève le pied 48 heures. Pas de pépin physique cette saison. L'an dernier, sans ACWR, Hugo s'est tordu une cheville dans la même configuration.
Score composite 0–100
Ce que le coach voit vraiment
L'agrégation des trois indicateurs en un seul signal lisible
Capture d'écran à venir
Le badge de tier et la recommandation sur la fiche athlète
Pourquoi un score composite ?
Hooper, sRPE et ACWR sont chacun riches d'information. Mais demander à un coach de jongler entre 3 graphiques par athlète, ça ne tient pas. FeelBack agrège tout en un seul chiffre et une seule couleur.
La formule exacte
+ 35% × risque_ACWR
+ 15% × risque_sommeil
+ 10% × variabilité_Hooper
Le sommeil compte deux fois (dans le Hooper et en direct) car la littérature en fait un facteur prédictif majeur.
Les 4 tiers exacts du code
Les seuils, les libellés et les messages sont exactement ceux du service InjuryRiskAnalyzer.
Saw, Main & Gastin — La méta-analyse qui légitime tout le reste
Le subjectif bat l'objectif
Saw AE, Main LC, Gastin PB. British Journal of Sports Medicine, 2016
À quoi ça sert
Prouver scientifiquement que ce que l'athlète RESSENT (humeur, fatigue, qualité du sommeil, stress) est aussi fiable, et souvent plus sensible, qu'un cortisol salivaire ou qu'une variabilité de fréquence cardiaque pour détecter la fatigue et anticiper les blessures.
Pour qui
Tout entraîneur qui se demande : « ça vaut quoi un score subjectif comparé à un biomarqueur coûteux ? » Et tout sceptique qui pense qu'on doit forcément mesurer du sang pour avoir des certitudes.
Comment ça marche
Saw et ses collègues ont passé en revue 56 études cliniques qui comparent, sur les mêmes athlètes, des mesures subjectives (questionnaires bien-être, ressenti d'effort) et des mesures objectives (cortisol salivaire, fréquence cardiaque variabilité, créatine kinase, testostérone).
Verdict : les mesures subjectives sont systématiquement plus sensibles aux variations de charge d'entraînement que les marqueurs biologiques. Elles détectent les changements plus tôt, et plus fidèlement.
Pourquoi c'est fondamental pour FeelBack
Cette méta-analyse valide toute l'approche FeelBack. Poser quelques questions simples à l'athlète chaque jour n'est pas une solution low-cost faute de mieux — c'est ce que la recherche démontre comme étant la méthode la plus efficace. Les biomarqueurs sont chers, invasifs et arrivent en retard. Le ressenti, lui, est gratuit, instantané et précis.
À retenir en une phrase
On n'a pas besoin d'un laboratoire pour bien suivre des athlètes. On a besoin de leur demander, chaque jour, comment ils vont. C'est démontré.
⚠️ Ce que FeelBack n'est pas
FeelBack Sport est un outil pédagogique de dialogue et de prévention. Ce n'est pas un dispositif médical, et il ne pose aucun diagnostic. En cas de souffrance avérée — physique ou mentale — un professionnel de santé reste l'interlocuteur principal. Nos indicateurs sont issus de la recherche en sciences du sport, pas en psychiatrie ni en médecine clinique.
Maintenant que tu sais comment ça marche.
Découvre comment FeelBack Sport met ces méthodes en pratique, au quotidien, sur le terrain.